
Les démarches administratives entourant une vente immobilière au Maroc continuent de se moderniser.
Depuis avril 2026, un nouveau dispositif permet de dématérialiser le processus d’obtention de l’attestation fiscale liée à la cession ou à la mutation d’un bien immobilier, communément appelée « quitus fiscal ».
L’objectif est clair : réduire les délais administratifs, faciliter la coordination entre les différents intervenants et sécuriser davantage les transactions immobilières.
Avec cette nouvelle organisation, l’attestation peut désormais être délivrée dans un délai ne dépassant pas 48 heures, lorsque les conditions requises sont réunies.
Avant de finaliser la vente d’un bien immobilier, il est nécessaire de vérifier la situation fiscale attachée à celui-ci.
L’attestation fiscale permet notamment de s’assurer que les impôts et taxes concernés par le bien ont été réglés ou, lorsqu’une dette existe, d’identifier les montants devant être régularisés avant la finalisation de l’opération.
Cette vérification joue donc un rôle important dans la sécurisation de la transaction, aussi bien pour le vendeur que pour l’acquéreur et les professionnels chargés de l’acte.
La principale évolution réside dans la digitalisation des échanges entre les différents organismes concernés.
Auparavant, l’obtention de l’attestation pouvait nécessiter plusieurs démarches administratives et des échanges successifs entre différents services.
Le nouveau dispositif permet désormais de faire circuler les informations par voie électronique entre notamment la Direction Générale des Impôts, la Trésorerie Générale du Royaume, les services fiscaux communaux ainsi que les professionnels intervenant dans la transaction.
Résultat : une procédure plus centralisée et un objectif de traitement beaucoup plus rapide.
Le processus commence par la récupération des informations fiscales relatives au bien.
Lorsque le contribuable est à jour concernant les obligations fiscales concernées, la fiche de renseignements peut être obtenue en ligne via les services de la Direction Générale des Impôts.
En présence d’arriérés, ceux-ci doivent d’abord être régularisés avant que la procédure puisse se poursuivre normalement.
Une fois les éléments nécessaires réunis, le professionnel chargé de la transaction peut transmettre la demande par voie électronique.
Les notaires peuvent notamment utiliser l’application Tawtik+, tandis que les adouls passent par les outils numériques mis à leur disposition dans le cadre du dispositif.
Le dossier comprend les documents nécessaires à l’identification du bien et de l’opération.
La demande est ensuite transmise aux services compétents afin qu’ils renseignent la situation fiscale du bien.
Les administrations concernées disposent d’un délai maximal de 48 heures pour traiter les informations nécessaires dans le cadre prévu par la nouvelle procédure.
Lorsqu’aucune créance fiscale liée au bien n’est constatée et que le dossier est conforme, l’attestation est délivrée sous forme dématérialisée.
En cas de dette, les montants à régulariser sont communiqués afin de permettre leur paiement avant la poursuite de la transaction.
C’est un point important.
Le nouveau dispositif prévoit bien un traitement pouvant aboutir à la délivrance de l’attestation dans un délai ne dépassant pas 48 heures, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’une transaction présentant des irrégularités fiscales sera débloquée en deux jours.
Lorsque des impôts ou taxes restent dus, leur régularisation doit intervenir avant la délivrance définitive de l’attestation. Le délai doit donc être apprécié à partir du moment où les conditions nécessaires sont réunies et où le dossier peut être correctement traité.
L’un des meilleurs réflexes pour un propriétaire souhaitant vendre son bien reste donc d’anticiper sa situation fiscale avant même la signature définitive.
Cette réforme apporte plusieurs améliorations concrètes au parcours immobilier.
Pour les vendeurs, elle permet de réduire les déplacements administratifs et d’accélérer une formalité pouvant auparavant ralentir la vente.
Pour les acquéreurs, elle contribue à une meilleure vérification de la situation du bien avant la finalisation de l’opération.
Pour les professionnels, la centralisation numérique facilite les échanges avec les différentes administrations impliquées.
Plus globalement, la réforme contribue à améliorer la traçabilité des démarches et à fluidifier une étape importante du processus de vente immobilière.
Une particularité subsiste néanmoins.
Selon les modalités annoncées avec le nouveau dispositif, les terrains non bâtis restent soumis à une procédure spécifique nécessitant encore une démarche physique auprès des services fiscaux.
La dématérialisation ne couvre donc pas encore de manière identique toutes les catégories de biens immobiliers.
Cette nouvelle procédure illustre une transformation plus large du secteur immobilier marocain.
La digitalisation progressive des démarches liées aux ventes immobilières vise à réduire les délais, améliorer la circulation de l’information entre les administrations et offrir davantage de visibilité aux différentes parties d’une transaction.
Pour les propriétaires, cette évolution rend d’autant plus importante l’anticipation des démarches administratives et fiscales avant la mise en vente d'un bien.
Le nouveau dispositif permet désormais une délivrance dématérialisée de l’attestation fiscale liée aux transactions immobilières dans un délai pouvant aller jusqu’à 48 heures lorsque le dossier est complet et la situation fiscale du bien régularisée.
Pour un propriétaire souhaitant vendre, vérifier en amont les taxes liées à son bien permet donc de limiter les risques de retard lors de la transaction.
Chez Akare, nous accompagnons propriétaires, acquéreurs et investisseurs tout au long de leur projet immobilier, de la préparation du bien jusqu’à la concrétisation de la transaction.

